Il faut savoir encadrer nos travailleurs étrangers

Femme souriante en veste noire devant des carrosseries de service blanches en entrepôt
Il faut savoir encadrer nos travailleurs étrangers

On parle beaucoup de la pénurie de main d’œuvre au Québec et de la difficulté à recruter du personnel qualifié dans nos entreprises. De plus en plus de PME font appel à des travailleurs étrangers, comme c’est le cas chez Fibrobec. Embaucher des immigrants est une chose, mais encore faut-il savoir les encadrer et surtout, les garder.

Points à retenir

  • Fibrobec emploie plus de 50 travailleurs étrangers, soit plus de 75 % du personnel technique de l’usine.
  • L’entreprise a fait l’achat de neuf fourgonnettes pour assurer le transport quotidien de ses travailleurs.
  • Les employés étrangers suivent des cours de français avant ou après leur quart de travail pour obtenir leur statut de résident permanent.

Quels sont les défis liés à l’embauche de travailleurs étrangers?

Il faut beaucoup d’organisation et de ressources pour s’assurer que ces nouveaux travailleurs demeurent au sein de l’entreprise et s’adaptent à leur nouveau pays. Les embûches sont de taille : on doit les assister dans la bureaucratie et les différents formulaires d’immigration à remplir, les renouvellements de permis de travail et les rendez-vous médicaux. Il faut, bien souvent, leur trouver un logement, et on doit assurer leur transport matin et soir.

Ces travailleurs doivent aussi être divertis : « J’organise des activités diverses comme des tournois de soccer, des sorties pour cueillir des pommes ou jouer aux quilles. Elles font partie du programme d’intégration de nos employés, ce qui permet de tisser des liens entre eux. »

Et il y a la traduction. La plupart des immigrants du Québec proviennent de pays latinos comme le Mexique, le Pérou, la Colombie et le Guatemala, et ne parlent que l’espagnol lorsqu’ils arrivent au Canada. Spacekap peut compter sur Maria Mayorga, spécialisée en acquisition de talents. C’est elle qui s’occupe de tous ces travailleurs étrangers : « les travailleurs de l’usine me nomment la maman, surtout ceux qu’on a recrutés de l’étranger, parce qu’ils arrivent sans aucun point de repère. Je suis en contact avec eux avant même leur arrivée. Ça demande beaucoup de temps et de planification. Mon rôle ne se limite pas aux entrevues d’embauche : ça demande aussi une grande ouverture d’esprit des patrons de Spacekap », mentionne-t-elle d’entrée de jeu.

Maria Mayorga, spécialiste en acquisition de talents chez Spacekap, devant des unités de service en fibre de verre à l'usine

Pourquoi l’intégration des travailleurs étrangers est-elle importante?

Fibrobec emploie plus de 50 travailleurs étrangers, soit plus de 75 % du personnel technique dans l’usine. Une fois embauchés, on doit s’assurer qu’ils s’intègrent à leur nouvel environnement : « c’est difficile pour eux, surtout lorsqu’ils viennent seuls, sans leur famille immédiate. Je les aide à s’acclimater et je veille sur eux. En bout de ligne, l’objectif est la rétention des employés. On veut qu’ils demeurent chez Fibrobec, qu’ils progressent professionnellement et qu’ils s’accomplissent! »

Comment Spacekap gère-t-elle le transport de ses travailleurs?

Un autre défi auquel doivent faire face les PME qui embauchent des travailleurs étrangers est le transport. À moins d’avoir une entreprise sur l’île de Montréal ou dans un grand centre où le transport en commun est développé, il faut être en mesure de les véhiculer.

Spacekap a fait l’achat de neuf fourgonnettes pour être en mesure d’offrir un transport adapté à sa cinquantaine de travailleurs. L’usine est située à Beloeil, sur la Rive-Sud de Montréal, et la majeure partie de ces employés habitent à Montréal : « Je gère la flotte et je m’assure du transport de chacun d’entre eux. Nos navettes vont les chercher à des points stratégiques à Montréal et à Longueuil. À la fin de leur journée de travail, on les ramène à bon port de façon sécuritaire. Et pour ceux qui travaillent de soir, on les dépose directement chez eux. »

Fourgonnette de transport utilisée par Spacekap pour véhiculer ses travailleurs étrangers entre Montréal et l'usine de Beloeil

Comment les travailleurs étrangers apprennent-ils le français?

L’apprentissage du français en milieu de travail est crucial, d’abord pour assurer une bonne communication entre le travailleur étranger, ses collègues et ses supérieurs, mais aussi pour garantir la santé et la sécurité de tous : « Nos employés ont fait l’effort de les former et de communiquer avec eux en français, c’est tout un défi qui a été relevé haut la main. Aujourd’hui, ils suivent tous des cours de français avant ou après leur quart de travail. Ils sont conscients que pour avoir leur statut de résident permanent, ils devront être en mesure de communiquer dans cette langue, et ensuite pouvoir ramener leurs familles au Québec », ajoute fièrement Maria Mayorga.

Questions fréquentes

Combien de travailleurs étrangers Fibrobec emploie-t-elle?

Fibrobec emploie plus de 50 travailleurs étrangers, soit plus de 75 % du personnel technique de l’usine.

Comment Spacekap assure-t-elle le transport de ses employés?

L’entreprise a fait l’achat de neuf fourgonnettes qui viennent chercher les travailleurs à des points stratégiques à Montréal et à Longueuil, et les ramènent à la fin de leur quart de travail.

Pourquoi l’apprentissage du français est-il crucial pour ces travailleurs?

Il assure une bonne communication en milieu de travail et la sécurité de tous, et il est requis pour obtenir le statut de résident permanent et ramener leur famille au Québec.

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